27 mai 2009

zebestofzaph

Comme ce blog est en repos, je me suis dit "tiens, et si je faisais un petit best of, ce serait très rock 'n roll ! Et puis, ça ne mange pas de pain.".
En fait, ça peut surtout sembler très prétentieux de faire un best of ! Sauf que c'était un peu l'idée de ce blog à la base : rassembler en un seul endroit mes livres et mes petites histoires préférées (la musique est venue s'ajouter par la suite) pour les avoir toujours sous la main. Mais voilà, j'ai amassé toujours plus d'articles, et ce qui au départ devait être un lieu réservé au meilleur s'est finalement contenté de refuser le franchement mauvais.
D'où cette idée de best of se justifie quand-même.
Toutefois, j'ai un peu changé la donne en cours de route, et finalement, je me retrouve avec une liste des articles dont l'écriture m'a procuré le plus de plaisir. Quand j'y pense, c'est quand-même ça le véritable but de ce blog: bien m'amuser en écrivant des bêtises.

Dans la catégorie "histoires":
C'est ma première histoire un peu longue (douze chapitres, mais elle aurait pu se prolonger indéfiniment, sauf que c'est pas mon genre), et franchement, je ne me suis jamais autant poilé depuis. Du vrai n'importe quoi !
Je place une petite anecdote autobiographique (OK, un tout petit peu romancée) dans la liste, parce que ça fait du bien, un peu d'autodérision.
J'en suis content, parce que dans celle-ci, j'ai pour une fois réussi un effet littéraire un peu subtil (tous les personnages se succédant dans la même situation). Puis, c'est surtout une angoisse typique de lecteur : passer à côté du chef-d'oeuvre méconnu.
J'aime bien celle-ci parce qu'elle m'a permis de prendre du recul vis-à-vis d'un de mes gros problèmes.
J'aime les histoires qui partent d'un rien. Celle-ci est née d'un mot surpris dans une conversation. Je me suis longtemps demandé ce qu'était vraiment un Mafu.
Fallait bien qu'un jour je prenne un bar pour sujet !
J'avais un petit compte à régler avec les psys. Et l'envie d'utiliser un accent rigolo.
J'observais le vieux pont depuis la citadelle qui surplombe la rivière, je méditais sur le concept de "pont", qui évoque bien plus que le franchissement d'un obstacle naturel, et cette histoire m'est venue. Je suis content de l'avoir située en Europe de l'Est, ça lui donne un petit côté vampiresque.

Dans la catégorie "lectures"
C'est bête, au départ, c'était du pur délire, et c'est devenu une des principales sources de visites sur ce blog (avec "heureux les simples d'esprit").
C'est un de mes livres préférés, et je trouve que ça reste ma meilleure critique à ce jour. Celle qui m'a fait croire que j'étais capable d'écrire sur la littérature. Quand j'ai compris mon erreur, il était trop tard, j'étais déjà un membre actif des "Chats de biblio".
Un grand livre, et j'ai réussi à en parler par des moyens détournés. Ouf !
Parce que rien que d'y repenser (au livre), je rigole !
Je la trouve un peu prétentieuse, celle-ci, mais il paraît qu'elle donne envie de lire le livre, alors, c'est pardonné, parce qu'il faut le lire !
Parce qu'il y en a encore qui ne connaissent pas le go !
Mon pauvre texte ne rend malheureusement pas justice à ce livre immense !
Bon, là, je vous conseille carrément de lire directement le livre sans passer par ma critique.
Parce que j'ai presque compris ce livre ; pourtant, c'était pas gagné !
Finalement, j'ai pigé que je pouvais écrire sur un livre presque sans en parler. C'est ce que j'ai de mieux à faire, non ?
Finalement, j'ai pigé que je pouvais écrire sur un livre sans en parler du tout.

Dans la catégorie "musique"
Comme je pouvais parler de livres sans en parler, je me suis dit que je pouvais appliquer la même tactique à la musique.

8 mai 2009

@+

Bon, subitement, j'en ai marre de ce blog, alors, il va se reposer un peu.
Possible que j'y revienne plus tard, ou seulement de temps en temps, mais probablement pas pour terminer la "saison 1" des "Zaphreux", et encore moins pour démarrer la "saison 2" qui devait d'ailleurs s'intituler "les Zhumains".
Cependant, j'avais à peine mis la clé sous le paillasson que je commençais déjà une autre expérience.
Ca s'appelle "deux fois rien", et à l'heure actuelle, je ne sais pas si elle va durer deux semaines ou deux ans.

29 avril 2009

Le propre du Zaphreux

Le problème, avec Cap, s'est qu'il s'est pris d'une haine terrible pour les Zhumains.
Fast aussi. Enfin, chez Fast, c'est plutôt une haine de principe. C'est que, depuis que Cap lui a dit qu'il pouvait s'occuper des compétitions sportives, Fast lui voue une gratitude et une vénération sans bornes. Je crois qu'en fait, Fast mourait de trouille de devoir s'occuper d'un truc compliqué comme l'ordinatoire ou la bibliotheuque. Donc, par principe, Fast est toujours d'accord avec Cap.
Moi, par contre, je ne les hais pas, les Zhumains. Après tout, c'est pas de leur faute si les livres parlent d'eux et pas de nous. A vrai dire, j'ai plutôt de la sympathie pour eux. J'ai tellement vécu en leur compagnie grâce aux livres que j'ai l'impression de bien les connaître. Et en fait, je trouve qu'ils sont un peu comme nous. Bon, bien sûr, ils sont différents physiquement, mais sur un plan moral, comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, nous partageons un nombre considérable de vertus.

Alors, ça me fait de la peine de voir un tel ressentiment chez Cap, et pour tout dire, ça me fait un peu peur.
Je suis allé lui parler. Je lui ai dit :

"- Cap, je pense que les Zhumains et nous, on est un peu pareils. Tu ne devrais pas les haïr comme ça. Haïr les Zhumains, c'est te haïr toi même !"

J'étais assez content de mon discours. Bref, mais efficace, frappant droit au but tout en résumant parfaitement ma pensée. Malheureusement, il n'a pas eu l'effet escompté chez Cap, qui s'est contenté d'ouvrir le bec et de me regarder avec des yeux en soucoupes, comme si j'avais dit un truc complètement invraisemblable, dans le genre, je ne sais pas, moi, par exemple "la Chine va abolir la peine de mort" (expression dont j'ignore complètement le sens, mais dont la sonorité me plait).

J'ai essayé une autre approche. Je lui ai dit :

"- Essaie de trouver une seule différence vraiment importante entre les Zhumains et nous. Je ne parle pas d'une différence superficielle comme la couleur des plumes ou un truc du genre, mais d'une vraie différence en profondeur, comme qui dirait une incompatibilité fondamentale."

Là, j'avais marqué un point, parce qu'il a refermé le bec et s'est mis à réfléchir jusqu'à ce qu'il ait mal aux oreilles.
Si bien qu'il a trouvé une réponse.

"- J'ai trouvé une réponse ! La chose qui nous différencie vraiment des Zhumains, le propre du Zaphreux, pour ainsi dire, c'est... les ailes !

- Les ailes ?

- Oui, les ailes ! Les Zhumains sont pourvus de ces horribles doigts crochus qu'ils peuvent en plus serrer en poing pour se battre, tandis que nous avons ces magnifiques ailes toutes en courbures harmonieuses.

- C'est vrai, mais les mains peuvent aussi servir à écrire ou à se curer les oreilles. Mais les ailes, elles nous servent à quoi ? "

Là, j'ai encore marqué un point, parce qu'il a refermé le bec et s'est de nouveau mis à réfléchir jusqu'à ce qu'il ait mal aux oreilles.
Si bien qu'il a trouvé une réponse.

"- J'ai trouvé une réponse ! La chose à laquelle nous servent les ailes, c'est bien sûr à... léviter !"

Alors, Cap a décidé de nous faire une démonstration et a convoqué une assemblée générale. Pour une fois, tout le monde était au mezan, parce que tout le monde avait envie de voir léviter Cap (c'est pas tous les jours qu'on a l'occasion de se marrer sur le Caillou).

Cap s'est mis à battre furieusement des ailes. Il avait l'air ridicule, mais il faut bien admettre qu'il a pris un peu d'altitude. Oh, pas grand chose, quelques centièmes d'unité de longueur, tout au plus. Pas de quoi se tricoter un pull pour l'hiver, mais Cap lui, était satisfait, radieux, même, comme s'il avait découvert un grand secret de l'univers.

Alors, il s'est adressé à nous d'un air solennel :
" -Quand les Zhumains parlent des anges qu'ils vénèrent, ces créatures ailées et gracieuses capables de voler, eh bien, en fait, sans le savoir, ils parlent des Zaphreux."

Cap est ensuite allé cherché son livre et a écrit sur une nouvelle page :

"Troisième grande vérité : Nous sommes des... euh... des sortes d'anges, quoi !"

Moi je pensais qu'il avait décidément besoin de passer au garage pour une bonne petite révision.

25 avril 2009

Ourania (JMG Le Clézio)

Et vous, vous êtes plus "Ourania" ou "Onitsha" ?

Meuh non, je ne parle pas de destinations de vacances exotiques !
Quoique, pour ce qui est de l'exotisme, Le Clézio a le don de dénicher les coins les plus improbables. Bien sûr, il ne s'agit pas d'endroits paradisiaques où on rêverait de couler des vacances tranquilles, mais justement, l'âme véritable d'un pays se trouve souvent en dehors des chemins battus.
L'âme d'un pays, c'est d'ailleurs quelque chose qui se mérite, qui s'apprivoise au prix de mille efforts et de risques, et qui, oui, en partie... s'invente.

"J'ai inventé un pays", c'est le titre du premier chapitre d'Ourania, et l'auteur annonce donc directement la couleur. C'est dans un Mexique onirique, en partie utopique, mais aussi terriblement désespérant que va nous emmener Daniel Sillitoe, géographe français en voyage d'études. C'est un monde que se partagent différentes communautés qui se croisent tout en restant étrangement isolées les unes des autres ; il y a la communauté utopique post-hippie nécessairement vouée à l'échec, la fondation scientifique où les chercheurs se partagent entres idéaux élevés et minables querelles académiques, les notables de la vallée, enrichis par le commerce des fruits et légumes, les pauvres exclus de la société, utilisés ou exploités sexuellement dans la "zone rouge", les révolutionnaires sur le retour... et on a l'impression que c'est Daniel qui sert de lien entre tous ces pôles, au point qu'on a l'impression, au moment où il doit poursuivre son voyage, que tout va s'effondrer derrière lui.

Pour répondre à la question de départ, moi, je suis plus Ourania, car j'ai été vraiment emporté par ce livre (alors que j'étais resté un peu "en dehors" de l'autre).
Pourtant, il présente quelques imperfections de construction, comme par exemple quand l'auteur se voit obligé d'alterner entre récit à la première et troisième personne. Mais on pardonne aisément ces petits défauts, tant la poésie qui se dégage de son écriture est encore une fois irrésistible.
Le thème aussi m'a plu, musardant autour de l'idée d'appartenance, d'être de quelque part. C'est un peu le le livre que Coelho ou Sepulveda rêveraient d'écrire (ou qu'on rêverait qu'ils écrivent), mélange de conte philosophique, de satire sociale ou écologique, de récit de voyage, mais servi par des personnages loin d'être caricaturaux et par une écriture superbe.

22 avril 2009

Et Dieu créa le Zaphreux à son image

J'ai bien vu que même Cap et Fast, ça les touchait, cette découverte que les grands livres ne parlent que des Zhumains et pas du tout des Zaphreux. Pourtant, ils n'ont jamais été de grands lecteurs, Cap et Fast, mais en quelque sorte, ça les réconfortait de savoir que tous ces livres sur les Zaphreux existaient.

Cap s'est alors mis à éplucher tous les livres de la bibliotheuque, à la recherche d'une explication, d'une piste, d'un indice, de quelque chose, quoi !
Quand on lui demandait "Dis, Cap, tu cherches quoi ?", il répondait "Je cherche une explication, une piste, un indice, quelque chose, quoi !".
Je pensais qu'il avait besoin de passer au garage pour une bonne petite révision.

Alors, Cap est tombé sur un livre qui lui a complètement retourné les palmes.
C'était un livre sur la religion qui disait en gros ceci: "Dieu a créé le Zhumain à son image".

Pour Cap, c'était complètement inacceptable.
D'abord, ça voulait dire que Dieu (à moins qu'il ne soit vraiment pas doué pour le bricolage, mais s'agissant de Dieu, c'était quand-même peu vraisemblable) ressemblait aux Zhumains, et inversement. Et c'était pas possible que Dieu soit aussi laid ; ça heurtait le sens esthétique de Cap (qu'il avait apparemment fort développé).

Le livre disait aussi un truc du genre "Heureux les simples d'esprit, car le royaume des cieux leur appartient."
Ça le faisait déféquer tout vert, Cap, parce que "le royaume des cieux", il interprétait ça comme "le Caillou", et "le simple d'esprit", d'après lui, c'était forcément Fast. Ça voulait donc dire que c'était normalement Fast qui aurait du organiser et règlementer ce qu'il y a à organiser et à règlementer sur le Caillou à la place de Cap, et c'était pas logique, parce que si on se met à confier les tâches importantes aux simples d'esprit, où allons nous?

"- Ça ne change pas grand chose, où on va, vu que nous sommes quand-même dans le Néant", aurais-je été tenté de lui répondre ; mais de toute manière, il n'écoutait rien.
Il réfléchissait. Et quand Cap réfléchit, son cerveau gonfle et comprime ses conduits auditifs, alors, il n'entend plus rien. (Il dit aussi que si Fast a une aussi bonne ouïe, c'est parce qu'il ne réfléchit jamais).
Cap a réfléchi longtemps : pendant tout un mezan. Puis, il a réfléchi encore pendant un mezan, puis encore pendant un autre. Puis, il a arrêté de réfléchir parce qu'il avait mal aux oreilles. Mais il avait compris quelque chose.

Il nous a dit : "J'ai compris quelque chose : tous les livres racontent des conneries".

Alors il a décidé d'écrire son propre livre, comme qui dirait pour faire contre-poids.

Sur la couverture, il a écrit : "Le livre de Cap".
Sur la deuxième page, il a écrit : "écrit par Cap".
Sur la troisième page, il a écrit : "Première grande vérité : Tous les livres racontent des conneries".
Sur la quatrième page (après un instant de réflexion), il a écrit : "... sauf le livre de Cap".
Sur la cinquième page, il a écrit : "Deuxième grande vérité : Dieu a créé le Zaphreux à son image".

Puis, il a trouvé qu'il en avait assez fait pour aujourd'hui et qu'il était temps de se reposer.
Je trouvais qu'il n'avait pas tort.

18 avril 2009

Professor Bad Trip (Fausto Romitelli)

Aujourd'hui, j'aimerais parler d'un des artistes actuels les plus intéressants qui soient, et que même c'est consternant que personne n'en parle nulle part tellement ce qu'il fait est génial.

Bon, c'est vrai qu'il est habituellement classé au rayon "musique contemporaine" (ou peut-être devrais-je dire "musique savante occidentale du XXIe siècle"), et ceci explique peut-être cela, mais pour moi, ce n'est qu'une autre illustration parfaite de l'effet pernicieux des étiquettes.
Sachez donc que ce compositeur est accessible et sa musique est susceptible d'être appréciée aussi bien par le musicologue le plus pointu que par le bon vieux rockeur des familles.

Et ce n'est pas par hasard que j'évoque le rock. En effet, ça m'est arrivé plusieurs fois au détour de blogs musicaux de lire que tel artiste rock avait été influencé par certains compositeurs de musique contemporaine, qu'il s'agisse de Stockhausen, Ligeti, ou même Debussy. Peut-être, mais moi, bien que j'écoute toutes sortes de musiques, je dois avouer que je n'ai jamais été capable de déceler la moindre trace d'influence dans un morceau rock (si on excepte le fait que certains groupes rock utilisent des synthétiseurs, instruments issus de la recherche musicale, mais je doute qu'il s'agisse de l'influence évoquée dans les blogs).

Par contre, le contraire est bien plus plausible. Le rock fait partie du monde qui nous entoure (contrairement à la musique contemporaine), et en ce sens, il est normal qu'il influence les compositeurs, comme n'importe quel fait marquant de notre société.
Fausto Romitelli, lui, revendique pleinement cette influence et l'exploite consciemment dans ses compositions.

"Depuis que je suis né, je baigne dans les images digitalisées, les sons synthétiques, les artefacts. L'artificiel, le distordu, le filtré - voilà ce qu'est la Nature des hommes d'aujourd'hui."

Définir le rock est difficile, puisque c'est pour une part une question d'attitude, et d'interaction (souvent sous forme de révolte) avec la société actuelle. Cette révolte se manifeste non seulement dans les paroles des chansons, mais aussi dans le choix d'instruments, de timbres et de sons en friction et en distorsion. La guitare électrique, au son amplifié, mais aussi manipulé pour lui donner "l'abrasiveté" nécessaire, n'est pas pour rien l'instrument symbolique du rock.

Justement, Romitelli est un des très rares compositeurs contemporains à utiliser la guitare électrique dans ses morceaux.
Après tout, cela peut être très naturel pour un enfant élevé au rock, mais c'est aussi la base de son style, de travailler sur la saturation et la distorsion.
Bien sûr, on est pas dans la simplification nécessaire pour rendre une chanson efficace, ni dans le rythme primaire de batterie nécessaire pour rendre un hymne rock combattif, mais je trouve dans cette musique des résonances frappantes avec l'univers du rock psychédélique (que j'aime beaucoup).

Le morceau "Professor Bad Trip" est inspiré de l'oeuvre d'Henri Michaux sur les effets de la mescaline, "La connaissance par les gouffres" ; on est donc en plein dans le thème du trip psychédélique.
Les autres morceaux du disques sont également très bons, et très amusants, très second degré, notamment, "Trash TV dance" donne l'impression d'assister à l'attaque d'une guitare électrique (elle souffre, la pauvre) par des virus, infestant l'instrument et produisant des mutations du son généré.

Le disque est disponible chez Cypres records. L'excellent Ensemble Ictus est dirigé par Georges Octors, et Tom Pauwels est à la guitare électrique.

15 avril 2009

La consolation littéraire

Il n'y a pas longtemps, j'ai reçu un terrible choc.
Vous voyez, je lis beaucoup de romans de la bibliotheuque. Dans les romans, les personnages (à quelques rares exceptions près) sont souvent lâches, naïfs, menteurs, malhonnêtes, méchants, hypocrites, ingrats, paresseux, rancuniers, avares, faibles, égoïstes, bref, des Zaphreux de base, comme vous et moi, tout ce qu'il y a de plus normaux. Sauf que non. J'ai toujours cru que les héros de romans étaient des Zaphreux, et bien en fait, il semble que ce soient des Zhumains.

Bon, les Zhumains ont à peu près les mêmes qualités morales que les Zaphreux, ce qui explique ma confusion, mais la grande différence se situe au niveau morphologique. Eh oui, les zhumains sont vraiment très très laids.
J'ai beau chercher dans les livres de la bibliotheuque, je n'arrive pas à trouver un animal plus laid que le zhumain.
C'est même à se demander comment on a pu consacrer une telle quantité de littérature (parfois excellente d'ailleurs) à des êtres aussi laids. Alors que sur les canards, par exemple, au niveau littéraire, c'est le néant. Il y a bien un ou deux livres pour enfants assez amusants, mais enfin, pas de vraie littérature dont les canards seraient les héros.

Je trouve que la littérature aurait besoin de passer au garage pour une bonne petite révision (expression dont j'ignore le sens exact, mais dont j'aime la sonorité).

Ça fout quand-même un sacré coup au moral. Ça donne une terrible impression de vide, quoi. Avant, on se sentait bien un peu seuls à quatre sur le Caillou, mais quand on pensait à tous ces auteurs qui ont écrit des choses si merveilleuses sur nous, ça nous faisait chaud au cœur. Et là, pfffuittt, tout ça s'est évaporé d'un seul coup. C'est comme si on était des créatures de seconde zone, sans importance, et pas assez intéressantes pour mériter le moindre roman.

Et maintenant, vous voyez, on en est réduits à se poser des questions idiotes, dans le genre : d'où on vient, ce qu'on fait là, où on va... Dire que les Zhumains dans les livres se posent les mêmes questions ! Alors que ces mêmes livres contiennent tellement de réponses ! (Faut croire qu'en plus d'être laids, ils sont bêtes).
Mais nous, pauvres Zaphreux, nous n'avons même plus la consolation littéraire.


Cette zhumaine s'appelle Adjani, pouah, qu'elle est laide !
(même si elle fait bien le canard, il faut lui reconnaître ça)

Cette zaphreuse s'appelle Book, qu'elle est belle !